Le projet de loi d’urgence agricole entre dans une phase décisive avec le vote du texte en seconde lecture par le Parlement après l’accord de la Commission Mixte Paritaire (CMP). Comme l’an passé sur la loi d’urgence, les polémiques orchestrées par les opposants cristallisent et enveniment une nouvelle fois la sérénité des débats. Face aux effets désormais bien réels du changement climatique, l’agriculture ne peut plus se satisfaire de postures caricaturales ou de blocages. Elle a besoin de solutions concrètes.
C’est notamment le sens de la tribune portée conjointement par la FNSEA et le Medef en réponse à des messages brouillés entretenus notamment par d’ex-ministres de l’Agriculture visiblement en guerre contre le Sénat sur l’eau. Elle rappelle une évidence : l’eau est un enjeu environnemental, mais aussi un enjeu économique, alimentaire et territorial. Sans eau, il n’y a ni production agricole, ni souveraineté alimentaire, ni vitalité des territoires ruraux.
Les attentes exprimées par les auteurs sont claires. Il faut accélérer les projets qui permettent d’adapter notre pays au changement climatique : optimiser les usages, développer la réutilisation des eaux non conventionnelles, sécuriser le stockage de l’eau lorsque cela est nécessaire, moderniser les infrastructures et soutenir l’innovation.
Loin des clichés, il est mis en avant que protéger la ressource en eau et permettre à l’agriculture de produire ne sont pas des objectifs contradictoires. Ils doivent avancer ensemble.
Sur le chapitre de la protection des cultures, les médias et les décroissants, dans un buzz médiatique, n’évoquent qu’un retour des nicoticoïdes, alors qu’il s’agit là aussi que d’appliquer la législation européenne sur ce point comme sur d’autres sujets sans en rajouter des couches qui plombent les agriculteurs dans un marché économique ouvert.
La FNSEA et la FDSEA50 estiment qu’il est temps de dépasser les postures idéologiques pour bâtir une véritable politique agricole fondée sur le dialogue, la science et le pragmatisme sans déni des réalités pour garantir une souveraineté alimentaire mise à mal en France et dans le département.