L’assemblée générale du 2 juillet a débuté par un rappel sur l’activité d’une année écoulée riche en mobilisation en lien avec la FNSEA et sur un plan local. Un point de départ à une table ronde qui a permis de remettre les élus et les différents corps d’Etat devant leurs responsabilités.
Romain BLANCHARD, secrétaire général adjoint de la FNSEA, dans un ton syndical, est ainsi intervenu plusieurs fois pour dénoncer l’immobilisme latent qui freine toutes les initiatives individuelles et l’esprit d’entreprendre. Une situation qui a conduit la France, second exportateur mondial de produits agricoles, à devenir importateur net pour la plupart des produits agricoles en une vingtaine d’années.
A l’approche du vote sur le projet de loi d’urgence agricole et des présidentielles de 2027, il a appelé les élus, quel que soit leur bord, à un sursaut en s’appuyant sur les propositions du rapport d’orientation de la FNSEA. Un document qui est adapté à chaque territoire. Des propos, dont Jean-Michel HAMEL, président de la FDSEA, s’est fait l’écho dans un discours également offensif pour exprimer son opposition à une nationalisation de la gestion des haies ou de la politique de l’eau en revendiquant une souplesse et une adaptation de la réglementation au contexte départemental. Tout comme le national, il n’a pas pris de gants, par ailleurs, pour dénoncer le fiasco de la gestion des enlèvements des cadavres d’animaux par ATEMAX la semaine passée, en exigeant des sanctions financières exemplaires pour l’équarisseur défaillant sur toute la ligne.