La FNSEA et son réseau s’activent sans relâche sur les dossiers primordiaux pour les agriculteurs, qui peuvent avoir un impact majeur dans les mois à venir sur les exploitations. Ce travail de terrain et de négociation apporte de premiers résultats.
Dans le cadre de l’examen de la loi d’urgence agricole au Sénat, plusieurs revendications portées par la FNSEA et par FDSEA50 sont enfin entendues. La réintégration de la problématique des produits phytosanitaires dans le débat, une volonté également exprimée de doubler les capacités de stockage de l’eau d’ici à 2035 ou encore le soutien au dispositif de tunnel de prix pour mieux sécuriser le revenu des agriculteurs. A ce stade, cela constitue des avancées importantes à confirmer par un vote positif sur un texte corrigé. Sur la prédation aussi, des évolutions apparaissent, même si la FNSEA est déterminée à obtenir davantage.
Au niveau européen, les positions du parlement évoluent également dans le bon sens. Le Parlement européen vient d’adopter des règles visant à renforcer la place des producteurs dans la chaîne alimentaire et à mieux répartir la valeur entre les différents acteurs. Cette réforme de l’organisation commune de marchés est à faire valider par le Conseil des ministres de l’Union européenne. Il s’agit d’un combat historique de la FNSEA et de son réseau afin de permettre aux agriculteurs de vivre dignement de leur travail.
D’autres signaux vont dans le bon sens avec l’annonce d’un plan de soutien européen de 500 millions d’euros (108 millions d’euros pour la France) pour les exploitations impactées par l’explosion du prix des engrais. Une première réponse sur le mécanisme MACF (taxe carbone aux frontières) toujours contesté par la FNSEA. Dans le dernier train de mesures adopté par le parlement figurent aussi des mesures protégeant l’élevage face aux usurpations de dénomination (steak végétal).
Ces avancées démontrent une chose essentielle : lorsque les agriculteurs se mobilisent et que le réseau FNSEA porte avec détermination leurs revendications, les résultats arrivent. Le combat n’est pas terminé, en particulier sur la PAC avec des attentes portées par la FNSEA et le DBV (cf. communiqué de presse), le principal syndicat allemand et les AS animales de la FNSEA (cf. déclaration commune), mais le réseau FNSEA, dont FDSEA50 et JA520, obtient progressivement les réponses attendues pour redonner des perspectives aux exploitations, à l’agriculture française et à celle de notre département.