La visite du préfet de la Manche, mardi dernier, sur une exploitation porcine du centre Manche en présence des élus, des services de l’Etat, des assureurs et des banques, a permis de rappeler une réalité que chaque agriculteur vit au quotidien : la sécheresse de 2026 n’est plus un simple épisode climatique. C’est une crise qui fragilise durablement les exploitations du département, quelles que soient les productions et les modèles agricoles : baisse historique de la pousse de l’herbe, rendements fourragers en chute libre, maïs en stress hydrique, stocks déjà entamés, difficultés d’approvisionnement en eau… Tout cela conjugué à des pertes déjà importantes sur les céréales, le lait, les volailles ou les porcs et à venir sur les légumes d’hiver, les pommes à cidre et à couteaux… Les conséquences économiques sont désormais bien réelles.
Face à cette situation exceptionnelle, la FDSEA50, aux côtés des JA50 et de la Chambre d’agriculture, a porté un message clair auprès de l’État : il faut des réponses rapides et concrètes : soutien à la trésorerie, adaptation du dispositif des calamités agricoles intégrant une révision de l’indice pousse de l’herbe, dégrèvement généralisé de la taxe foncière sur le non-bâti, sécuriser l’accès à l’eau et la mise en place d’un train d’aides à l’investissement pour renforcer la résilience des élevages. Ce sont autant de mesures indispensables pour préserver le potentiel de production, préparer l’avenir pour les agriculteurs en place et assurer le renouvellement indispensable des générations.
Cette rencontre a servi enfin de rampe de lancement de CONNECT’ FOURRAGES 50, une plateforme de solidarité entre agriculteurs visant à faciliter les échanges de fourrages sur le territoire. Plus que jamais, FDSEA50 et JA50 avec l’appui de la Chambre d’agriculture, restent mobilisés pour défendre les intérêts des exploitants, obtenir des décisions à la hauteur des enjeux et garantir l’avenir de l’agriculture manchoise.