Face à l’ampleur de la sécheresse, les agriculteurs attendaient un véritable plan de soutien. Le plan CASI annoncé par le Gouvernement n’est pas à la hauteur de la gravité de la situation. Derrière les effets d’annonce, beaucoup de questions demeurent et surtout trop peu de réponses concrètes pour les exploitations aujourd’hui en difficulté.
La réalité du terrain est pourtant sans appel : récoltes en baisse, manque de fourrages, charges qui explosent, trésoreries fragilisées et éleveurs contraints de revoir leurs perspectives. Dans de nombreuses exploitations, l’heure n’est plus aux promesses mais à l’urgence. C’est pourquoi la FNSEA a repris le combat, elle a porté mercredi auprès du Premier ministre un ensemble de mesures concrètes pour répondre aux besoins immédiats des agriculteurs. Des demandes adaptées aux conditions locales ont été relayées lors de la cellule sécheresse par la FDSEA50, JA50 et la chambre d’agriculture auprès de l’administration.
Notre réseau demande d’abord un soutien rapide des trésoreries avec la mise en place d’un prêt de court terme à taux zéro, le renforcement du fonds de réarmement agricole, l’augmentation des prises en charge de cotisations sociales et l’accélération des dispositifs d’indemnisation. La FNSEA et localement la FDSEA – JA50 exigent également la reconnaissance de la sécheresse comme cas de force majeure afin d’adapter les règles de la PAC devenues impossibles à respecter dans de nombreux territoires.
Mais il faut aussi préparer le rebond. La FNSEA et la FDSEA – JA50 localement défendent des mesures ambitieuses pour accompagner l’investissement, l’adaptation au changement climatique, soutenir l’élevage, préserver l’emploi agricole, renforcer notre souveraineté énergétique et garantir enfin une juste rémunération des producteurs grâce à l’application stricte d’EGAlim.
Notre ligne est claire : l’agriculture française ne se contentera pas de discours. Les solutions existent, elles sont connues du Gouvernement et doivent être mises en œuvre sans attendre. Plus que jamais, nous resterons mobilisés pour que chaque agriculteur puisse traverser cette crise et continuer à produire. Parce qu’au-delà des chiffres, c’est l’avenir de nos exploitations et de notre souveraineté alimentaire qui se joue aujourd’hui.