Une fois de plus, le prix du lait menace de repasser sous les coûts de production. Cette situation est inacceptable. FDSEA50 et JA50 en action aujourd’hui devant LACTALIS à Isigny-le-Buat refusent que les éleveurs soient encore et toujours la variable d’ajustement des transformateurs et de la distribution.
FDSEA50 et JA50, aux côtés du réseau FNSEA-FNPL interpellent les industriels, les distributeurs et les décideurs publics. Elles demandent des engagements clairs et mesurables. Les éleveurs ne demandent pas la charité mais de pouvoir vivre dignement de leur métier.
« On nous parle de surproduction, mais dans le même temps, les rayons de nos magasins et les assiettes de la restauration collective continuent de se remplir de produits importés. Pire : certains industriels n’hésitent pas à déréférencer des produits français pour peser dans les négociations, quand d’autres entretiennent l’opacité sur leurs « mix-produits », impossibles à vérifier. Les discussions avec les OP piétinent, pendant que nos charges, elles, continuent d’augmenter. C’est incompréhensible, injustifié et inacceptable ! »
Les responsables FDSEA50-JA50 soulignent que la production laitière doit être valorisée. Ils exigent que le lait produit dans la Manche et en France soit reconnu à sa juste valeur : dans la grande distribution, dans la restauration, dans les cantines scolaires, les hôpitaux et l’ensemble de la restauration hors foyer.
« On nous parle de souveraineté alimentaire ? Alors qu’elle se traduise concrètement dans les actes : par des approvisionnements en produits français, par de la transparence dans la construction des prix, par le respect du travail des producteurs. »
FDSEA50 et JA50 ne laisseront pas revenir les années où produire du lait signifiait perdre de l’argent.