Depuis plusieurs mois, les exploitations de la Manche subissent de plein fouet les conséquences d’une sécheresse exceptionnelle. Derrière les chiffres et les bilans, il y a surtout des exploitants qui voient leurs stocks de fourrage diminuer, leurs charges augmenter et leurs trésoreries se tendre un peu plus chaque semaine. Face à cette situation, la FDSEA et les JA n’ont pas attendu pour agir. Dès les premières alertes, notre réseau a multiplié les remontées de terrain, les rencontres avec les pouvoirs publics et les interventions auprès de la FNSEA afin que les réalités vécues dans les exploitations soient enfin entendues. Cette mobilisation collective commence aujourd’hui à produire des résultats concrets.
Au Sommet de l’Élevage, plusieurs annonces ont été faites pour répondre aux difficultés rencontrées par les agriculteurs :2 milliards d’euros de prise en charge des intérêts pour arriver à un prêt de trésorerie à taux zéro pour soutenir la trésorerie, 21 millions d’euros d’aides d’urgence débloqués dès octobre, une réouverture du guichet GNR, des assouplissements sur les aides aux engrais ainsi qu’une volonté affichée de mieux prendre en compte les pertes de fourrage constatées sur le terrain. Les préfets seront également mobilisés pour examiner les écarts entre les données satellitaires et la réalité observée dans les exploitations.
Ces avancées démontrent une nouvelle fois que rien n’est obtenu sans action syndicale. Lorsque les agriculteurs se mobilisent, que les FDSEA départementales et les Jeunes Agriculteurs portent leurs dossiers et que la FNSEA et JA national défendent avec force les besoins du terrain, des réponses peuvent être apportées.
Pour autant, nous le savons, ces mesures ne régleront pas tout. Dans la Manche comme ailleurs, de nombreuses exploitations restent fragilisées et auront besoin d’un accompagnement durable. C’est pourquoi nous poursuivrons notre travail de défense, de vigilance et de propositions afin que chaque exploitation puisse traverser cette période difficile dans les meilleures conditions possibles.
Plus que jamais, la force de notre réseau repose sur sa capacité à faire remonter les difficultés du terrain et à obtenir des solutions concrètes. Les annonces de cette semaine en sont la preuve : lorsque la profession parle d’une seule voix, elle est entendue.