Après des mois de mobilisation, le projet de loi d’urgence agricole sera soumis dans un calendrier très serré au Parlement. Ce texte ne va pas assez loin pour l’instant sur certains points.
Il s’agit pour la FNSEA d’assumer une ligne simple et assumée dans les amendements à faire porter par les parlementaires sans se disperser pour être efficace : stop à la décroissance agricole et reconquête de la production française.
Cela passe par plusieurs priorités :
• Produire doit redevenir une priorité nationale
FNSEA et FDSEA50 refusent les contraintes supplémentaires, les surtranspositions et les blocages administratifs qui freinent les exploitations. Elles demandent des règles claires, stables, et surtout applicables rapidement. Les agriculteurs n’ont plus le temps d’attendre.
• Lutter contre les concurrences déloyales
Il n’est plus acceptable que des produits importés ne respectent pas les mêmes règles que celles imposées aux agriculteurs. La réciprocité doit être totale. Sans cela, c’est toute notre compétitivité qui est sacrifiée.
• Sécuriser les pratiques et les projets sur l’eau et la production
Stocker l’eau, sécuriser nos moyens de production, défendre les élevages face à la prédation : ce sont des priorités non négociables. Là aussi, FNSEA et FDSEA50 réclament une accélération et une simplification et de ne pas ajouter de nouvelles contraintes.
• Respect et protection des agriculteurs
Intrusions, recours abusifs, pressions : trop, c’est trop. FNSEA et FDSEA50 exigent des mesures fermes pour protéger les exploitations et ceux qui y travaillent.
• Sans revenu, pas d’agriculture
Les dispositifs économiques doivent enfin garantir une rémunération digne. Les agriculteurs ne peuvent plus être la variable d’ajustement des négociations commerciales.
Ce texte doit encore évoluer. Les amendements portés par la FNSEA et qui seront relayés auprès des parlementaires de la Manche dans les semaines à venir sont indispensables pour lui donner la portée qu’attendent les agriculteurs.
FNSEA, FDSEA50 en lien avec JA50 sont mobilisés, déterminés et nos structures seront exigeantes parce que l’avenir de l’agriculture française et celle de la Manche ne se négocient pas à moitié.