Après une campagne estivale déjà catastrophique sur la pomme de terre primeur, l’automne n’a apporté ni répit ni perspective : les prix du poireau comme des choux se sont effondrés jusqu’à ne plus couvrir les charges de production.
Derrière les chiffres et ces cours déprimés, ce sont des exploitations fragilisées, des producteurs inquiets et plus de 3 000 salariés dans les fermes, les laveries, les stations de conditionnement qui voient leur avenir assombri. Ceci dans un contexte de coûts de production en constante hausse, de la main-d’œuvre aux intrants. Les trésoreries se tendent, particulièrement pour les légumiers qui ont emblavé des surfaces importantes de ces cultures d’hiver.
Les volumes sont abondants, portés par une météo clémente avec une consommation qui a du mal à suivre. Les invendus s’accumulent et les débouchés sont restreints. Une situation intenable pour les producteurs, qui ne peuvent accepter des demi-mesures alors que les pertes, elles, sont bien réelles et s’empilent semaine après semaine.
Face à cette spirale, la FDSEA de la Manche dans un communiqué de presse, lance un appel clair : l’heure n’est plus à l’observation, mais à l’action. L’État et les interprofessions en lien avec les organisations de producteurs et l’AOP Jardins de Normandie doivent de toute urgence mettre en place des mesures capables de soulager le marché et de redonner un peu d’oxygène à ceux qui nourrissent le pays.
L’hiver commence à peine. Il est encore temps d’éviter qu’il ne soit fatal aux légumes de la Manche et à ceux qui les produisent. Vous pouvez retrouvez le post Facebook FDSEA50.