La FDSEA50 emboite le pas du Conseil d’administration de la FNPL pour mettre la pression sur LIDL et Leclerc ainsi que sur LACTALIS qui s’écarte des fondamentaux d’Egalim.
Profitant du désordre institutionnel et d’une actualité agricole focalisée sur la loi DUPLOMB ou la PAC, ces acteurs de la distribution et de la transformation s’affranchissent en catimini de la réglementation. Pour rappel la loi EGAlim doit prendre en compte les couts de production des éleveurs, dans une logique de construction du prix en marche avant.
La délégation de responsables de la FDSEA50 qui s’est déplacée mardi dernier au LIDL et au Leclerc d’Agneaux a constaté des dérives inacceptables. Du lait UHT en marque distributeurs et du Lactel qui est affiché à un prix bien inférieur à un euro en rayon. Des promotions qui sont généralisées à des tarifs défiants toute concurrence sur le reste des produits laitiers.
Une attitude irresponsable d’acteurs de la filière qui se gargarisent de leurs soi-disant efforts pour soutenir les éleveurs et de leur offrir des perspectives. Un très mauvais signal qui est également adressé aux jeunes agriculteurs à un point de bascule du renouvèlement des générations.
Une attitude incompréhensible alors que le prix du lait payé aux producteurs de pays limitrophes (Allemagne et Hollande) est supérieur de 40 à 50 euros au 1 000 litres au prix du lait pratiqué en France. Les cours de la matière grasse restent par ailleurs à un niveau élevé depuis plusieurs mois.
Il s’agit, selon les responsables nationaux et FDSEA50, d’un premier coup de semonce et d’un avertissement sans frais qui n’excluent pas d’autres types d’action.
Tout décrochage du prix payé aux éleveurs serait vécu comme une provocation.