Les négociations commerciales viennent à peine de commencer que déjà certains rêvent d’une nouvelle guerre des prix. Grossière erreur ; les producteurs laitiers ne laisseront personne brader leur travail !
Alors que nos coûts explosent et que l’indicateur du Cniel grimpe (+4,3 % cette année), on voudrait encore nous faire croire que le lait doit baisser ? Impossible. Inacceptable. Indéfendable. Pendant que l’Allemagne paye 523 € les 1 000 litres, la France plafonne à 476 €. Cet écart est un affront pour toute la profession.
La loi EGalim est claire : le prix se construit en marche avant, à partir de nos coûts de production. Pas de contournement, pas de tour de passe-passe, pas de pseudo-argument commercial. Aux distributeurs et aux transformateurs : il est temps d’appliquer la loi, toute la loi, rien que la loi.
Les réseaux FNPL, FDSEA50 et JA50 n’ont pas le choix, ils vont se mobiliser dès les prochains jours.
Nous devons vérifier les engagements d’origine France, dénoncer les pratiques déloyales et rappeler que sans producteurs, il n’y a ni lait, ni beurre, ni souveraineté alimentaire.
Unis, visibles et déterminés, nous ferons respecter notre travail et notre revenu. La filière laitière mérite mieux que des discours : elle exige des actes. À chacun de prendre sa part.
C’est maintenant que ça se joue.