Le vaste projet de transformation de la FNSEA, initié il y a un an, est désormais sur les rails. L’objectif est d’adapter le syndicat agricole au contexte politique, géopolitique, économique et social qui est en perpétuelle évolution.
Les débats menés au sein des 17 groupes de réflexion lancés il y a un an ont permis de dégager six chantiers prioritaires. Le plus sensible d’entre eux concerne les flux financiers au sein de l’organisation et notamment le recalcul de la cotisation qui diffère d’une FDSEA à l’autre et d’une production à l’autre, mais aussi les relations entre les FDSEA et les associations spécialisées. Le but est d’éviter d’aboutir à un réseau « à deux vitesses » entre territoires en difficulté et ceux qui le sont moins, mais aussi de permettre à toutes les fédérations de pouvoir proposer un socle de service minimum en matière de droit rural, de fiscalité, de services PAC et de services aux employeurs.
Autre chantier prioritaire : la redéfinition des rôles respectifs des fédérations départementales et régionales. Les mobilisations récentes ont montré l’importance de cultiver un lien plus étroit avec les fédérations départementales, en prise avec le terrain.
« Le militantisme a changé, il faut trouver d’autres voies pour toucher les agriculteurs et susciter des vocations pour renouveler les représentants professionnels, car le renouvellement des générations est également une problématique dans nos instances », souligne la FNSEA.
En attendant que ces dossiers progressent, nous nous félicitons des premières « transformations », avec, par exemple, l’adoption au Congrès d’une résolution établissant une représentativité minimum de 25 % de femmes à tous les échelons de nos instances.