Les discussions européennes autour de la directive sur les émissions industrielles et de l’élevage (IED) restent un sujet majeur et d’inquiétude, en particulier pour les éleveurs porcins et avicoles du département. FNSEA et ses associations spécialisées animales (CFA, FNP, FNB, FNPL) et JA ont adressé au Premier ministre et aux ministres de l’Agriculture et de la Transition écologique un courrier d’alerte sur les discussions en cours à Bruxelles relatives à cette directive. C’est bien l’avenir de l’élevage qui est en jeu dans la révision de ce texte qui pourrait concerner un nombre important d’exploitations avec des modalités d’application qui posent des problèmes.
Derrière des objectifs environnementaux se dessine un empilement de contraintes techniques et administratives insoutenables pour nos exploitations, en particulier dans un département comme la Manche, où l’élevage familial constitue le socle de notre agriculture.
Les projets de règles d’exploitation pour les élevages de porcs et de volailles, applicables dès 2030, font peser un risque réel sur la viabilité économique de nombreuses fermes. Ces orientations pourraient entraîner des impasses techniques, décourager les investissements, et fragiliser encore davantage le renouvellement des générations.
Les propositions portées par nos organisations vont dans le sens du bon sens : simplifier réellement les règles, alléger les contrôles, revenir à des seuils cohérents, et supprimer les dispositions inadaptées, notamment pour le secteur bovin.
À l’heure où les décisions se jouent aussi à l’échelle européenne, il est essentiel que la voix des agriculteurs soit entendue. FNSEA-JA et FDSEA50 sont pleinement mobilisées pour défendre vos intérêts, faire remonter vos préoccupations et porter des solutions concrètes.