Après la rencontre de la semaine dernière avec Mme Annie GENEVARD, ministre de l’Agriculture, de l’Agro-alimentaire et de la Souveraineté alimentaire, la FDSEA50 et la Chambre d’agriculture se sont entretenues lundi dernier avec Mathieu LEFEVRE, ministre délégué à la Transition écologique de passage dans la Manche. Ils ont une nouvelle fois rappelé une réalité que l’État ne peut plus ignorer : les agriculteurs attendent davantage d’actes concrets.
Des avancées sont obtenues sur le dossier Tourbière de Baupte qui vont permettre une compensation foncière à la hauteur des enjeux pour la cinquantaine d’agriculteurs impactés. Cependant, un an après les mobilisations de 2024, les décrets tardent à être promulgués, en particulier sur des points importants de la loi DUPLOMB et de la PLOA. La simplification administrative bloque en raison de l’obligation de répondre aux flots de contributions de nos opposants dans les consultations publiques.
En attendant, les surtranspositions continuent d’asphyxier nos exploitations. Gestion de l’eau, entretien des cours d’eau et des haies, collecte des pneus usagés, montée du niveau de la mer, renouvellement des générations : sur tous ces sujets, FDSEA50, JA50 et Chambre d’agriculture exigent de la cohérence, du pragmatisme et du respect pour le travail des agriculteurs. « L’agriculture de la Manche n’a pas à être la variable d’ajustement des politiques environnementales. Nous sommes des acteurs responsables. Il est temps que l’État sécurise enfin nos pratiques et donne aux agriculteurs et aux futurs installés les moyens de transmettre, produire et vivre de leur métier. »